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Retraite en FranceDes chiffres au service d’un avenir meilleur

Scénarios pour la France · Décryptage

Comment ce blog simule

Publié le 5 octobre 2026

Un même versement de 100 € par mois pendant quarante ans peut devenir 48 000 €, 82 000 € ou 116 000 €. Les trois chiffres sont voulus : ce blog calcule toutes ses simulations sur trois scénarios à la fois.

Une simulation ne vaut que par ses hypothèses. Cet article les déroule une à une sur un exemple, pour que chaque lecteur puisse juger les chiffres des articles suivants, et les refaire.

L’essentiel : Chaque simulation du blog est calculée en euros d'aujourd'hui, nette de frais, sur trois rendements réels : 0 %, 2,5 % et 4 % par an. Ainsi, 100 € versés chaque mois pendant quarante ans donnent 48 000 €, 81 974 € ou 116 486 € selon le scénario : un éventail, pas une prévision.

L'exemple

Prenons une personne qui verse 100 € par mois pendant quarante ans, sans jamais retirer. Elle aura versé 48 000 €. Voici ce que donne la méthode du blog.

Scénario Rendement réel net Capital au bout de 40 ans Dont gains
Défavorable 0 % 48 000 € 0 €
Central 2,5 % 81 974 € 33 974 €
Favorable 4 % 116 486 € 68 486 €

Chacun de ces trois chiffres repose sur cinq choix de méthode. Les voici, avec leur justification.

Premier choix : trois scénarios, jamais un seul

Personne ne connaît le rendement des quarante prochaines années. Présenter un seul chiffre laisserait croire le contraire. Le blog en présente donc trois, dont un défavorable, toujours affiché.

Le scénario central, 2,5 % de rendement réel net, reprend l'hypothèse de long terme de l'OCDE pour les retraites par capitalisation. Elle figure dans son rapport Pensions at a Glance 2025. Le scénario favorable, 4 %, correspond aux rendements réels observés sur vingt ans au Canada ou en Australie, proches de 4 % ou plus. Le fonds norvégien a obtenu 4,3 % par an, en réel net, de 1998 à 2025.

Le scénario défavorable, 0 %, ne décrit pas le pire. L'OCDE relève quelques pays où le rendement réel sur vingt ans a été légèrement négatif. Il sert de garde-fou : il montre ce qui reste quand les marchés ne rapportent rien de plus que l'inflation.

Deuxième choix : des euros d'aujourd'hui

Tous les montants sont en euros constants. Un capital de 81 974 € dans quarante ans signifie un capital qui achètera alors ce que 81 974 € achètent aujourd'hui. Les versements, eux aussi, sont supposés suivre l'inflation : 100 € d'aujourd'hui chaque mois.

C'est pourquoi les rendements sont des rendements réels. Un rendement réel de 2,5 % correspond, avec 2 % d'inflation, à un rendement affiché d'environ 4,5 %. La différence entre les deux est expliquée dans l'article sur le rendement réel.

Troisième choix : des rendements nets de frais

Les trois rendements s'entendent après frais de gestion. Le capital affiché est donc celui que l'épargnant retrouverait réellement, avant impôt.

Quand un article étudie les frais eux-mêmes, il fait l'inverse : il part d'un rendement avant frais et retire les frais chaque année. L'effet des frais apparaît alors séparément, au lieu d'être noyé dans le rendement.

Quatrième choix : un rendement constant

Le rendement est supposé identique chaque année. C'est la simplification la plus forte de la méthode. En réalité, un placement en actions alterne bonnes et mauvaises années. L'éventail des résultats est large, comme le montre l'article sur ce que la durée change à la volatilité.

Le blog la garde parce qu'elle rend chaque calcul vérifiable à la main, et que les trois scénarios encadrent déjà l'incertitude sur le rendement moyen. Elle a un coût : elle ignore l'ordre des bonnes et des mauvaises années, qui compte beaucoup au moment des retraits.

Cinquième choix : un calcul mois par mois

Les versements sont faits en début de mois. Le taux annuel est converti en taux mensuel équivalent : 2,5 % par an donnent environ 0,206 % par mois. Chaque versement est ensuite capitalisé jusqu'à la fin de la période, puis tous les versements sont additionnés.

C'est le mécanisme des intérêts composés, appliqué à quatre cent quatre-vingts versements successifs. Le premier versement travaille quarante ans, le dernier un mois.

L'encadré des hypothèses

Chaque simulation publiée sur ce blog est accompagnée d'un encadré. Il reprend ses hypothèses : versements, durée, rendement sur les trois scénarios, frais, inflation, fiscalité et méthode de calcul. Une simulation sans cet encadré ne peut pas être publiée.

L'encadré de cet article figure plus bas. Il permet de refaire le calcul avec un tableur, ou de le contester.

Pourquoi le simulateur du site donne d'autres chiffres

Le site propose aussi un simulateur personnel. Ses conventions sont différentes : il applique le rendement historique moyen d'un indice, en euros courants, sans frais ni inflation. Son support par défaut, un indice d'actions mondiales, affiche 8,1 % par an de 1990 à 2025.

Avec ce rendement, 100 € par mois pendant quarante ans donneraient environ 333 000 € en euros courants. Le scénario central du blog donne 82 000 € en euros constants. L'écart tient à trois différences : l'inflation, les frais, et le niveau de rendement retenu. Les deux outils répondent à des questions différentes, et leurs chiffres ne se comparent pas.

Ce que ces chiffres ne disent pas

Les trois scénarios ne sont pas des probabilités. Rien ne dit que le scénario central soit le plus probable, ni que le réel restera entre 0 % et 4 %.

La méthode ignore la fiscalité, qui dépend du produit et de la situation de chacun, et les changements de règles en cours de route. Elle ne modélise pas non plus les comportements : interrompre ses versements, retirer en cas de crise, changer de placement.

Enfin, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les références utilisées pour fixer les scénarios décrivent le passé.

Conclusion

Une simulation honnête montre ses hypothèses et un scénario défavorable. Celles de ce blog reposent sur cinq choix constants : trois scénarios, des euros d'aujourd'hui, des rendements nets de frais, un rendement constant, un calcul mensuel. La méthode complète, avec ses formules, est décrite sur la page de la rubrique Scénarios pour la France.

Lectures recommandées

Statut des contenus : Faits sourcés · Hypothèses signalées · Simulations encadrées · Propositions attribuées.

Sources

« Contenu éducatif, sans conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. »

Méthode et sources · Politique de correction

Dernière mise à jour : 5 octobre 2026 · Prochaine révision prévue : Prochaine édition de Pensions at a Glance de l'OCDE