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Retraite en FranceDes chiffres au service d’un avenir meilleur

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Page 11 sur 16, du plus récent au plus ancien.

Comprendre les chiffres

Les retraités vivent-ils mieux que les actifs ?

En 2023, le niveau de vie moyen des retraités égalait celui de l'ensemble de la population, 2 473 euros par mois contre 2 468, mais restait inférieur d'environ 8 % à celui des actifs, selon le COR. Moins souvent pauvres que l'ensemble et mieux dotés en patrimoine, ils verraient leur niveau de vie relatif reculer à 90,3 % de celui de l'ensemble en 2070, sans baisse en euros constants.

Comparaison · 5 octobre 2026

Capitalisation en France

Assurance-vie : retraite par défaut

Début 2024, 41,7 % des ménages détenaient une assurance-vie, plus du double des 19,1 % qui détenaient une épargne retraite, selon l'Insee. Disponible à tout moment et allégée d'impôt après huit ans, l'assurance-vie sert souvent à préparer la retraite sans que rien ne l'y destine, et les statistiques de la retraite supplémentaire ne la comptent pas.

Explication · 5 octobre 2026

Capitalisation en France

La retraite supplémentaire d'entreprise

Une entreprise peut financer une retraite en plus des régimes obligatoires, soit en alimentant un compte au nom du salarié, le PER obligatoire qui succède aux contrats « article 83 », soit en promettant une rente, les régimes à prestations définies « article 39 » fermés dans leur forme ancienne en 2019. Fin 2024, les contrats souscrits par un employeur détenaient 158,4 milliards d'euros selon la Drees, mais seules 9 % des entreprises de 10 salariés ou plus en proposaient un en 2019.

Explication · 5 octobre 2026

Scénarios pour la France

L'adhésion automatique en France

Au Royaume-Uni, l'adhésion automatique a porté la part des salariés éligibles qui épargnent pour leur retraite de 55 % en 2012 à 90 % en 2025 ; en Nouvelle-Zélande, 86 % de la population d'âge actif participe au KiwiSaver. Appliquée à titre d'hypothèse à un salarié français au salaire moyen, une cotisation de 8 % pendant 40 ans donnerait environ 1 100 € par mois de complément à 2,5 % de rendement réel.

Simulation · 5 octobre 2026

Scénarios pour la France

Scénario noir : une décennie perdue

De fin 1999 à fin 2009, les actions américaines ont perdu 3,2 % par an après inflation. Dans une épargne de 100 € par mois pendant 40 ans à 2,5 % de rendement réel, une telle décennie retire 8,6 % au capital si elle tombe au début, et 40,3 % si elle frappe les dix dernières années.

Simulation · 5 octobre 2026

Scénarios pour la France

Effets selon le niveau de revenu

Une cotisation capitalisée de 2 % du salaire, versée pendant 40 ans, finance la même part du salaire pour tous, du Smic à deux fois le salaire médian : 7,6 % dans le scénario central, soit 107 € par mois au Smic et 334 € au double du médian. Le système actuel fait l'inverse : selon le COR, ses taux de remplacement sont d'autant plus élevés que les rémunérations sont faibles.

Simulation · 5 octobre 2026

Scénarios pour la France

Qui paie, qui reçoit : effets par génération

Avec une cotisation capitalisée hypothétique de 2 % du salaire introduite en 2027, un salarié au salaire moyen âgé de 25 ans cotiserait 40 ans et disposerait de 59 054 € à 65 ans dans le scénario central. À 40 ans, il cotiserait 25 ans pour 29 927 €, et à 55 ans, 10 ans pour 9 816 € : les déjà retraités, eux, ne recevraient rien.

Simulation · 5 octobre 2026

Scénarios pour la France

Le double paiement expliqué

Introduire de la capitalisation oblige les actifs à financer les pensions en cours tout en épargnant pour eux-mêmes : c'est le double paiement. En France, chaque point de cotisation capitalisée représente 11,6 Md€ par an, pour des retraites qui coûtent 422,2 Md€, et les droits déjà acquis valaient près de quatre fois le PIB fin 2021, selon l'Insee.

Explication · 5 octobre 2026

Capitalisation personnelle

Épargner tard : que peut-on rattraper ?

Avec 300 € par mois de 55 à 65 ans, le capital atteint 40 876 € à 2,5 % de rendement réel, de quoi retirer environ 190 € par mois pendant 23,6 ans. Sur dix à vingt ans, le rendement pèse peu : le rattrapage passe surtout par le montant versé et par la durée, et deux ans d'épargne de plus ajoutent près de 30 % au revenu.

Simulation · 5 octobre 2026

Scénarios pour la France

Une cotisation capitalisée de 1, 2 ou 3 %

Un salarié payé au salaire moyen du privé, 3 602 € brut par mois, qui verse 2 % de son salaire pendant 40 ans disposerait de 59 054 € à 65 ans avec un rendement réel de 2,5 %, de quoi retirer 275 € par mois pendant 23,6 ans. Dans ce scénario, chaque point de cotisation finance un revenu d'environ 3,8 % du salaire brut, entre 1,7 % et 6,3 % selon le rendement.

Simulation · 5 octobre 2026